Depuis une quarantaine d’années, le monde est bousculé par des secousses telluriques de toutes sortes, à commencer par un capitalisme effréné, un extrémisme généralisé, un social déstabilisé, sans compter une désorientation spirituelle… Nombre de mouvements sont en train de prendre le dessus pour rétablir l’équilibre à tous les niveaux, à commencer par réaliser la beauté de notre alentour ! Il existe, ex-sisto, il émerge à l’heure des questions : la vie est là !
On peut avoir de nombreux débats philosophiques ou ontologiques mais retombons sur nos pieds, allons randonner et nous régaler des joies de la nature. La réalité de notre quotidien est scandée par le cycle saisonnier, d’autant plus évident que nous retrouvons les extrêmes de température que nous avions avec l’hiver rigoureux de 1956 ou la canicule de 2003. Vert printanier, fleurs de mai, récoltes de l’été, primeurs de l’automne ou rigueurs de l’hiver, waw.
L’aventure du Mayflower
Que ce soit la terre, notre Gaïa, vue du ciel par nos astronautes, le bleu de nos océans ou la neige sur nos cimes montagneuses, qu’il est facile de s’émerveiller alors prenons le temps… Le paradis est à notre disposition : pairi-daiza, mot persan qui signifie jardin clos ou verger protégé de murs. L’Arménie a hérité des voisins et embelli ses églises de luxuriants parcs ; François d’Assise a été précurseur dans l’admiration sans bornes de la nature, laudato si’ !
Louange t’est rendue ! Les Pilgrims n’avaient-ils pas appelé leur navire le Mayflower, fleur de mai, pour marquer cet élan vers la liberté qu’ils allaient découvrir à la conquête de l’ouest où l’on peut aisément tomber en extase devant ses paysages, pleurant de joie à la découverte ! Ce bien commun a permis aux jeunes générations de se donner à fond dans la randonnée, le wildartt, un jeu de mot pour parler de l’aspect sauvage d’un art tout particulier et naturel !
Contemplation et méditation
Cela me rappelle une belle histoire de Michel Fugain où deux êtres se croisent, l’un allant au nord, l’autre au sud et ne trouvent pas mieux que de batifoler dans un champ de blé avant de se séparer à nouveau ! Que la nature est belle mais pas seulement, car l’homme l’a embellie et, même s’il y a eu dérive heureusement contestée, tout le monde s’accorde pour l’admirer ! Respectons cet alentour, au mieux de nos efforts, c’est notre jardin qui facilite nos échanges.
Depuis l’éternité, on chante sa beauté et je ne peux que reprendre le Magnificat de Bach et observer le soleil levant pour égayer mon matin. Mais ce peut être aussi au coucher lorsque les rayons nous émerveillent de leurs couleurs et que le château de Gruyères est éclairé au pied de son écrin de montagnes. La contemplation pousse à la méditation et, pour certains, à la prière, les trois mouvements étant équivalents : on s’arrête, on baigne dans l’amour !
Que ce soit microcosme, avec le tardigrade (souvent surnommé « ourson d’eau ») qui mesure entre 0,1 et 1,2 mm, admirons cet animal microscopique qui est l’être vivant le plus résistant au monde. Que ce soit macrocosme, admirons la Voie Lactée et faisons un vœu lors de la nuit des étoiles filantes début août (7-9/8/26 est annoncée fabuleuse). Pythagore théorisait la vision qui postule l’harmonie parfaite avec analogies entre l’Univers et l’homme, tant mieux !
Les zoos et le paradis
Les zoos sont aussi là pour nous rappeler à cette admiration. Dans sa 33ème année, il y en a un particulièrement exceptionnel, d’autant qu’il s’appelle Païri Daïza, paradis, et qu’il n’a pas trouvé mieux que de créer la plus grande sphère tropicale au monde et l’a appelé Edenya… Eric Domb en parle avec émotion… Je réalise un rêve d’enfant, certes : mais au-delà de cela, nous avons voulu créer un lieu qui puisse réconcilier l’humain et la nature. Merci, Eric !
Ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas que l’on te fasse, clame toute sagesse… Est-ce une question de climat ? Est-ce une question de pollution ? Est-ce une question plus intime qui devrait nous pousser au respect de soi, de l’autre, de son alentour, l’exemple de François d’Assise ? Comme d’autres, il s’agit de revenir à l’humilité (humus, la terre) et aller jusqu’à la sobriété heureuse de Pierre Rabhi afin de recentrer les priorités sur l’essentiel !



