Vive les vacances, est un slogan que nous avons tous entendu ou chanté, un grand merci à Gérard Lenorman ! Mais les vacances estivales sont une occasion toute particulière pour les grands-parents de recevoir leurs petits-enfants que l’on affuble parfois du label « chicoufs » ! Chic, ils arrivent, et nous étendons les bras pour les recevoir. Ouf, ils repartent, nous avons alors la main un peu molle en signe d’au revoir, suivi d’un high-five à deux, liberté retrouvée.
Non, nous ne sommes pas le « deus ex machina » que le scénariste fait descendre sur les planches pour régler une situation délicate, quoique nous ayons, de plus en plus, fonction de bouche-trou pratique ! Cependant, c’est une joie d’en profiter et de leur créer envie, énergie et engagement dans leurs petites têtes : gratter le sol et sentir l’humus, grimper toujours plus haut, observer les étoiles, recevoir la transmission physique, psychologique et spirituelle !
Une paix désarmante
L’époque actuelle nous met des bâtons dans les roues ! 4 décennies ont semé le bazar des revendications d’un côté, des corruptions de l’autre, un beau mélange qui a donné lieu à tous les excès. Ces mots, qui portent le suffixe ‘-isme’ qui veut dire extrême, je ne les citerai pas de peur d’être vilipendé pour ne pas suivre le conformisme sociétal et me voir accusé de tous les maux, par simple amalgame. Personnellement, je défends, mordicus, le juste milieu.
Souriez, vous êtes filmés : 1984 de George Orwell a parfaitement décrit la dystopie qui s’est réalisée depuis. Et surtout, imaginez que l’on vous protège sur votre vie privée, alors que l’on organise les ‘indics’ à tout va, y c. en famille où le personnel est plus écouté que son chef ! Conflit comme mode de vie, si vis pacem, para bellum, cela s’appelle dissuasion mais reste fondamentalement belliqueux. Comment assurer une paix désarmante, terme de Léon XIV ?
On oublie le bon sens
Pourquoi a-t-on essayé, depuis 4 décennies de détruire le pilier de société qu’est la famille ? Les dirigeants n’ont cesse de soulever des loups qui effraient la population et pondre des lois qui nient la dignité humaine, telle la fin de vie dont la saga n’est pas terminée en France. Les parents ont démissionné de leurs rôles, trop pris par leur hyper-modernité où l’on y perd tous les jours car on oublie l’esprit critique et le bon sens dans la manipulation subtile des media !
Prendre un enfant par la main, nous chante Yves Duteil, mais attention à ce que ce geste ne soit pas douteux, aujourd’hui, là est le ridicule. Sans les décrier, les parents sont stressés, les professeurs sont bafoués, les représentants spirituels menacés, sans oublier que Samuel Paty et Le Père Hamel nous ont quittés ! Ce sont les réseaux sociaux qui assassinent, alors revenons à des choses saines comme prendre un temps de lecture et partage en famille…
L’important dans l’éducation, comme son nom l’indique, est de guider l’enfant en dehors de la mouise vers son avenir. Les modes changent et, récemment, l’éducation positive prime : l’enfant est roi, doit faire ce qui le tente et l’on doit lâcher prise. Pas question pour les grands parents de faire autre chose, malgré le fait que l’on puisse venir en vision complémentaire et riche pour les petits. Surtout aucune sévérité, encore moins d’autorité… vous voyez le ‘ouf’ !
L’antidote de la peur
Pour ma part, vérité et simplicité sont des mots clés : partager, proposer et parfois imposer car la démocratie ne peut être de mise avec des êtres qui n’ont pas encore passé l’âge de raison. Il s’agit seulement de donner tout l’amour du monde, car c’est l’antidote de la peur. Il s’agit, en contrepartie, d’avoir le respect (regarder avec insistance, selon l’étymologie) pour l’aîné qui lui apprendra, en retour, l’esprit critique, le bon sens et le libre arbitre pour l’avenir.
Ainsi, on peut entonner le dialogue de Maxime Le Forestier entre père et fils, transmission oblige, avec l’espoir de faire un monde plus souriant pour les petits-enfants. Ne détruisons pas nos racines, donnons des rênes plus souples aux grands-parents car, souvenez-vous qu’ils ne sont pas éternels et qu’ils encouragent la descendance à rêver pour progresser et non pour ‘simplement performer’ dans le ‘monde du paraître’ où seule la galerie va primer !



